Résumé des jours précédents :
Dieu a surprit Adam et Ève à tirer le serpent par la queue et à jouer à la bête à trois dos…
Il remet en question la pertinence de la création de l’homme, convoque les garnements pour les châtier.
En inventeur compulsif, il dote l’humanité du chapeau à poils plus ou moins longs…
Le seigneur admoneste d’importance les coupables. Au moment d’être expulsé de l’Éden, Adam et Ève lui font une embrouillent et c’est Dieu qui se retrouve sur le hors du Paradis parmi les hommes.
Roulé dans la farine à multiplier les petits pains, Dieu s’époussette et répand la connerie dans l’univers…
En fin de droits, Dieu cumule les CDI et survit grâce à des petits boulots…
En conclusion, pour illustrer la connerie, nous allons voir ci-dessous combien le seigneur regrette amèrement de ne pas encore avoir eut le temps d’inventer la coordination entre la RAPT et les services de la voirie de la Mairie de Paris !
Les graines de la connerie n’épargnent ni les humbles, ni les puissants, ni les usagers des transports en communs ni les décideurs, ingénieurs, planificateurs, organisateurs, et ma sœur, elle bat le beurre chez un zouave de ses siens amis…
Voici donc une des retombées de l’acte irresponsable de nos parents communs Adam et Ève :
Nous sommes rue Marx Dormoy dans le 18° arrondissement de Paris, des nouveaux abribus sont installés. Avant cette modernisation, il y avait un seul abribus qui regroupait 4 lignes de jour les 35 – 65 - 302 – 350 plus un bus de nuit. Modernité oblige, - et double dépense ! - Copinage ? - nous avons maintenant deux abribus qui se partagent les 5 lignes desservies.
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Loqman © 12 07 2015
Les deux nouveaux abris bus
C’est parfait, sauf qu’un container de collecte des verres pour le recyclage qui était là depuis toujours, se trouve maintenant juste devant la porte de descente arrière du bus lorsqu’il doit stationner au second abribus, pile à son arrêt, ce qui arrive si un bus est déjà à l’arrêt devant lui au premier abribus. Je ne parle pas des potelets qui sont devant la porte de montée avant.
Les mamans avec poussette sont folles de joie et chantent les louanges du Seigneur. Les personnes âgées ont repris l’entrainement intensif du saut à la perche pour sauter par-dessus la boite verte. Les chirurgiens du col du fémur, et des hanches se frottent les mains (aseptiques, bien entendu). Les fauteuils roulants s’équipent peu à peu de réacteurs à décollage vertical. Mais çà coute un bras ! Heu, non pas un bras, sinon comment faire avancer le fauteuil ?
Tous les autres voyageurs, ceux qui ne savent pas sauter, les cassés de la vie et ceux qui sont ici parce qu’on leur à dit : "Casse toi de là, pauv’ con" font brûler des cierges dans le bus et récitent des neuvaines pendant le trajet pour que le véhicule ait la place de s’arrêter un peu plus loin que son point d'arrêt réglementaire …
Il n’y a pas à dire, niveau répartition des graines de la connerie: Dieu a fait les choses en grand.
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Loqman © 12 07 2015
Arrêt des bus 302 et 350 - Place de la Chapelle 18°
Saute !
"Je saute je saute soir et matin
Je saute sur mon chemin
Je saute, je vais de ferme en château
Je saute pour du pain
Je saute pour de l'eau…"
Paroles : Charles Trenet (enfin presque)
Compositeurs : Misraki et Charles Trenet
Ainsi il y eut un soir et il y eut un matin : Ce fut le sixième jour.
Texte et photos: © Loqman