Consommation de masse. Tourisme de masse. Coup de masse. Phénomène de masse…
Il faut jouer des coudes pour aller regarder une femme manchote, nue qui sort du bain et tous de se demander comment diable va-t-elle bien pouvoir faire pour s’essuyer ?
Voyeurisme de masse ? Non : Culture de la masse.
Je suis égoïste : Je regrette le Louvre poussiéreux des années 70, ses gardiens sans âge qui roupillaient sur leur chaise, ses salles désertes. En ce temps là, on s’y promenait avec un recueillement quasi religieux, seuls les grincements du parquet vous indiquaient la présence de quelques rares visiteurs dans les salles voisines.
Aujourd’hui c’est la criée au poisson, on s’interpelle, on se hèle, on engueule les enfants non pas pour leur enseigner le respect du lieu et la beauté des choses mais parce qu’on à peur de les perdre. Les parquets ne grincent plus, ils hurlent comme des cigales hystériques. On court. On bouscule… Bien entendu, on téléphone – fort - puisque le brouhaha ambiant ne permet pas de bien entendre. On envoi des sms (de préférence au milieu des circulations). Je commence même à voir du pique nique dans des escaliers et des coins dérobés, ou les gardiens sont absents.
Et personne pour aider la gentille dame à se sécher ? Non ? Que des bras cassés, je vous dis.
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Paris 25 mai 2013 © Loqman